J'ai découvert cet homme par son coté provocateur, je me suis intéressée de trés prés à ses compositions, ses interprétations et j'ai découvert du génie, une grande sensibilité, beaucoup de générosité...
Sa voix est bouleversante; Merci M.Serge de nous avoir laissé ce riche héritage à travers lequel vous existez encore pour nous.
J'ai découvert cet homme par son coté provocateur, je me suis intéressée de trés prés à ses compositions, ses interprétations et j'ai découvert du génie, une grande sensibilité, beaucoup de générosité...
Sa voix est bouleversante; Merci M.Serge de nous avoir laissé ce riche héritage à travers lequel vous existez encore pour nous.
Ces Petits Riens by Serge Gainsbourg
Mieux vaut n' penser à rien Que n' pas penser du tout Rien c'est déjà Rien c'est déjà beaucoup On se souvient de rien Et puisqu'on oublie tout Rien c'est bien mieux Rien c'est bien mieux que tout Mieux vaut n' penser à rien Que de penser à vous Ça n' me vaut rien Ça n' me vaut rien du tout Mais comme si de rien N'était je pense à tous Ces petits riens Qui me venaient de vous Si c'était trois fois rien Trois fois rien entre nous Évidemment Ça ne fait pas beaucoup Ce sont ces petits riens Que j'ai mis bout à bout Ces petits riens Qui me venaient de vous Mieux vaut pleurer de rien Que de rire de tout Pleurer pour un rien C'est déjà beaucoup Mais vous vous n'avez rien Dans le coeur et j'avoue Je vous envie Je vous en veux beaucoup Ce sont ces petits riens Qui me venaient de vous Les voulez-vous ? Tenez ! Que voulez-vous Moi je ne veux pour rien Au monde plus rien de vous Pour être à vous Faut être à moitié fou
Autour de moi ce néant, néant qui ne peut même pas hanter mes nuits, mes jours, ma vie, ….Quelle vie ! Je ne sais guère,je sais seulement que j’existe, enfin je veux bien le croire car ce néant me fait douter de tout, cette indifférence me fait mal, me fait honte,m’inspire davantage et encore vers le rien. Pourquoi parler de tout…..ça ? Parce que je veux être, je veux un Moi et non pas un j’Ai, on a oublié le sens de l’être puisque aujourd’hui tout est avoir et paraître.
Je n’ai rien mais je suis, ainsi va mon existence, plonger dans le noir absolu de la solitude car tout ce que j’ai est à l’intérieur et personne d’autre que moi ne s’y intéresse, je suis pour les autres un quelque chose sans avoir ni pouvoir enfin je voudrais peut être n’être que ça pour eux.
Je voudrais changer cette existence, je veux avoir pour exister, sortir de cette indifférence qui me tue à petit feu qui consume ce qui reste de mon être. Je ne veux plus de toi, j’ai longtemps cru en toi mais tu ne m’as servi à rien. Je veux paraître, n’être plus de morale de principe à quoi cela m’a servi sinon à m’anéantir, à m’enterrer vivante.
Mais j’ai peur, très peur d’exister, je ne sais pas ce que cela fait, mais exister pour qui ? Pour quoi ? Pour les autres ?? Il me semble que j’existe déjà pour moi-même, est ce suffisant, je ne le pense pas sinon je n’aurais pas écrit tout cela.
J’ai peur aussi du regard des autres, de leur jugements, je dois user de beaucoup pour paraître, ainsi je ne pourrais pas décevoir je dois mourir pour laisser place à une image à une vie extérieure qui je sais d’avance me mènera pour ma perte mais je n’ai rien à perdre ce sera ma seconde mort après une résurrection qui je pense m’apportera beaucoup de plaisir.
Superficialité est mon nouveau mot d’ordre , très bien je cours chez mon chirurgien je commence par me refaire les seins, puis la coiffure puis mon style et puis,……j’abandonne mes livres, mes idées, ma révolte intérieure… Ce sont mes néants.
…… Deux mois de superficialités, c’est fou comme des raccommodages agrandissent (ou dans mon cas créent) des cercles d’amis, aujourd’hui est jour crucial, je dois refaire ma manucure et je ne me suis toujours pas décidée sur la couleur de mon vernis. Je souffre, je souffre de cette nouvelle vie je le savais mais c’est le prix à payer je n’en peux plus je suis en mal de moi.
Je me laisse aller, je me laisse partir, la vie ne vaut pas d’être vécu………Je ne sais pas exister, je retourne à mon néant……….